Transmission de patrimoine et veuvage : un enjeu de confiance avant tout
D’ici 2030, environ 3.500 milliards de dollars vont changer de mains en Europe à travers les successions à venir. Un chiffre vertigineux qui cache une réalité plus discrète : selon une étude de Mackenzie Investments, près de 80 % des veuves changent de conseiller en gestion de patrimoine dans les mois qui suivent le décès de leur époux. Un phénomène qui n’a rien à voir avec la compétence financière du conseiller, mais tout à voir avec la qualité de la relation humaine construite en amont.
Pourquoi cette rupture de confiance est-elle si fréquente ?
Pendant longtemps, les échanges patrimoniaux se sont concentrés sur un seul membre du couple, souvent l’époux. Résultat : au moment de la succession, l’épouse se retrouve face à un interlocuteur qu’elle connaît peu, sans historique de dialogue ni de compréhension mutuelle. En France, où une large majorité des femmes de plus de 60 ans seront un jour confrontées au veuvage, cette fragilité du lien de confiance devient un véritable enjeu de société autant que patrimonial.
Ce que cela signifie pour vous
Que vous soyez en couple ou déjà en réflexion sur la transmission de votre patrimoine, cet enjeu vous concerne directement. Un accompagnement patrimonial solide ne doit jamais reposer sur une seule personne du foyer : il doit associer les deux conjoints dès le départ, pour que chacun connaisse son conseiller, comprenne les choix effectués et se sente légitime à poursuivre la relation, quelles que soient les circonstances de la vie.
