Un vote surprise à l’Assemblée nationale, et deux amendements qui font grand bruit.
Le budget 2026 vient d’être marqué par un double durcissement de la fiscalité sur les grands groupes, adopté contre l’avis du gouvernement.
Deux mesures clés :
1. Une contribution exceptionnelle sur les superdividendes, portée par La France insoumise (LFI).
Elle vise les entreprises réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont les distributions ont augmenté de plus de 25 % par rapport à la période pré-Covid.
Le taux serait progressif, selon l’ampleur de la hausse des dividendes.
2.Une hausse de la taxe sur les rachats d’actions, défendue par le Rassemblement national (RN).
Son taux passerait de 8 % à 33 %, et son champ serait élargi à toutes les entreprises dépassant le seuil de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Un signal politique fort.
Ces votes traduisent une volonté commune, à gauche comme à droite, de mieux encadrer la redistribution des profits dans un contexte de bénéfices records pour certaines entreprises.
Mais pour le gouvernement, c’est une “sanction de la réussite” : selon Amélie de Montchalin, ces mesures risquent de freiner la croissance, l’investissement et l’emploi.
Ce qu’il faut retenir :
Ces amendements ne sont pas encore définitifs — ils devront être validés dans la suite du parcours budgétaire.
Mais ils marquent un tournant symbolique : celui d’une fiscalité des entreprises de plus en plus scrutée, et désormais au cœur du débat sur le partage de la valeur.
