Un nouveau sigle entre dans le paysage fiscal français : l’IFI laisse place à l’IFI²… l’impôt sur la fortune improductive.
Et cette fois, le virage est réel.
Ce qui change :
L’assiette de l’ancien impôt sur la fortune immobilière s’élargit.
Désormais, tout ce qui ne “travaille” pas pour l’économie entre dans le champ de l’impôt :
→ bijoux, œuvres d’art, or, voitures de collection, yachts,
→ cryptomonnaies,
→ certains contrats d’assurance-vie investis dans des supports non productifs (comme les fonds euros).
Le seuil d’imposition reste fixé à 1,3 million d’euros, avec la possibilité d’un abattement d’un million sur le bien de son choix. La résidence principale conserve son abattement de 30 %.
Mais attention : le barème progressif disparaît, remplacé par un taux unique de 1 % sur la part du patrimoine taxable au-delà du seuil.
Résultat : les patrimoines intermédiaires risquent d’être davantage touchés que les très grandes fortunes.
Pourquoi ce changement ?
Le gouvernement souhaite encourager l’investissement “productif” (entreprises, immobilier locatif, capital-risque…) et dissuader la thésaurisation d’actifs dormants.
Une logique économique claire… mais dont la mise en œuvre s’annonce complexe : comment évaluer justement des actifs aussi variés et volatils que l’art, l’or ou les cryptos ?
La mesure doit encore être examinée au Sénat, mais Bercy estime qu’elle pourrait rapporter jusqu’à 4 milliards d’euros.
Reste à voir si elle atteindra son double objectif : équité fiscale et stimulation de l’économie réelle.
